L’importance d’un bon ensemble de compétences : conseils d’une gestionnaire des opérations de la ferme

Jan. Holmes est gestionnaire des opérations de la ferme au Centre de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard).

Quel aspect de votre domaine de travail surprendrait le plus les gens?

Il y a si peu de femmes qui exercent les fonctions de gestionnaire des opérations de la ferme (surtout dans la fonction publique). Je suis d’ailleurs l’une des deux seules à AAC. Je gère une ferme de recherche en agriculture. Mes responsabilités consistent à superviser une équipe de 9 à 14 employés (des hommes pour la plupart), à surveiller les travaux dans 165 champs couvrant 850 acres afin de m’assurer que tous les champs sont entretenus comme il se doit (compte tenu des considérations liées à la recherche et à l’utilisation de bonnes pratiques agricoles et environnementales) et à veiller à ce que 400 pièces d’équipement sont en bon état de fonctionnement.

Je pense que mes points forts sont l’organisation, la planification et la résolution de problèmes. Ce sont des qualités importantes dans ce genre d’emploi, car le travail est comme un casse tête en mouvement. Il faut être souple, car l’équipement peut tomber en panne, une personne peut s’absenter ou il peut commencer à pleuvoir. J’ai trois plans différents en tête en tout temps. Notre équipe aide les chercheurs à préparer et à gérer des parcelles de recherche dont la taille varie de 0,5 à 3,5 acres. Certaines de ces parcelles servent à des cultures comme la pomme de terre, les céréales et oléagineux, le houblon, le bleuet, le chanvre et le maïs. D’autres servent à des expériences portant notamment sur l’étude de l’eau et du sol.

Qu’est-ce qui vous a amenée à faire carrière dans ce domaine?

J’ai un diplôme en études religieuses de l’Université Mount Allison et un diplôme en phytologie du Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse. Je me suis découvert une passion pour l’agriculture et l’Î.-P.-É. et j’ai déménagé dans cette province dès que l’occasion de le faire s’est présentée. Depuis, j’ai exercé diverses fonctions dans le domaine de l’agriculture (y compris celles de technicienne de recherche en agriculture, de gestionnaire de vignoble et de directrice du tourisme culinaire au service d’un organisme sans but lucratif). Je me considère très chanceuse d’avoir occupé des emplois exceptionnels et d’avoir acquis une expérience tout aussi unique. Même si mon parcours professionnel est très varié, je me suis toujours amusée. Lorsque j’ai vu l’annonce de cet emploi, j’ai posé ma candidature, car j’y voyais un travail intéressant rempli de nouveaux défis.

Quel est le moment le plus mémorable de votre carrière?

J’ai organisé et dirigé une visite de la Ferme expérimentale de Harrington pour le sous-ministre Chris Forbes. J’étais plutôt nerveuse, mais il m’a facilité la tâche en posant des questions très pertinentes et en se montrant très intéressé.

Que pouvons-nous faire pour appuyer les femmes en sciences?

Amenez les gens à constater qu’il est tout à fait normal d’avoir des femmes en sciences ou en agriculture. Ce sont les compétences d’une personne qui importent et non son sexe.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui aspirent à une carrière en sciences?

N’ayez pas peur de ce que les autres pensent. Faites de votre mieux et persévérez!

Quels sont vos passe-temps et ont-ils une influence sur votre travail?

J’aime vraiment être en plein air (la plupart de mes passe-temps ont lieu dehors – course à pied, raquette, ski de fond, vélo de montagne et kayak). Je pratique l’agriculture avec mon conjoint (un agriculteur de cinquième génération) et ma fille. Nous avons une entreprise d’élevage de bovins de boucherie et de production de cultures commerciales (soja) à Kingston (Î.-P.-É.). J’éprouve un sentiment d’accomplissement en pratiquant l’agriculture (à la maison et au travail), en participant à chaque étape du processus, en plantant un végétal (ou en le regardant pousser et en l’aidant à pousser), en prenant soin des cultures (et des animaux) et en récoltant les fruits de notre labeur.

Quels progrès espérez-vous voir dans votre domaine au cours des 10 prochaines années?

J’aimerais que les gens ne se sentent pas confinés à une seule carrière ou à une carrière fondée sur le sexe ou sur tout autre facteur limitatif.

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