Rolande D’Amour, IA, B.Sc.Inf., M.Sc.Inf.

Rolande D'AmourInfirmière-conseil principale, Système de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob

Agence de la santé publique du Canada

La passion de Rolande D’Amour pour les sciences infirmières et les voyages l’a menée partout au Canada ainsi qu’à l’étranger. En 2003, elle est allée à Toronto pour prêter main-forte contre la crise de santé publique du SRAS. « Travailler contre l’épidémie de SRAS à Toronto a eu un énorme effet sur moi. J’y suis allée deux fois pour faire des examens de dossiers, et j’ai eu l’impression d’avoir apporté une réelle contribution », nous a-t-elle affirmé. « Quand je me remémore cette époque, ce dont je me souviens vraiment, c’est de la peur tout autour de moi. Je voyais de la peur dans les rues, partout. Et je ressentais moi-même cette peur. Je me souviendrai toujours de ce silence et de ce sentiment troublant. Après la crise du SRAS, j’ai décidé que je n’aurais plus jamais peur. » Cette expérience a poussé Rolande à faire sa maîtrise en sciences infirmières, et elle n’a plus jamais eu peur depuis.

Rolande est actuellement infirmière-conseil principale pour le Système de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob de l’Agence de la santé publique du Canada à Ottawa, en Ontario. La maladie de Creutzfeldt-Jakob est la plus commune des maladies à prion humaines. Les maladies à prion sont des troubles cérébraux dégénératifs rares et fatals qui sont présumés toucher des humains et des animaux partout dans le monde. Le terme « maladie de Creutzfeldt-Jakob » est souvent utilisé pour parler de toutes les maladies à prion humaines. En 1998, Santé Canada a lancé un système national de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob pour faire le suivi de cette maladie au Canada. Rolande et ses collègues infirmiers prennent en charge environ 100 cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob par année.

« Je me sens très privilégiée, parce que je peux constater tout de suite l’effet de mon travail », nous dit Rolande. « Je prépare souvent des équipes à travailler avec une personne chez qui la maladie de Creutzfeldt-Jakob est soupçonnée, et je fais tout ce je peux pour que la prise en charge du cas soit fluide et efficace. Je parle souvent directement avec des intervenants, leurs familles et l’équipe soignante. »

Consultez Canada.ca pour en savoir plus sur le travail de Rolande et de son équipe pour le Système de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

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